Shenov – Découvrez le sommaire complet de notre revue 2026

La revue 2026 de la Shenov est sortie en juin dernier. On peut la trouver à Challans : à la Maison de la presse, dans les hypermarchés Hyper U et Leclerc, ou à la Maison de l’Histoire (Espace Martel). En voici le sommaire.

Edito

En 1992, Michel Gruet, devient le président de la Société d’Histoire qu’il a contribué à créer. À la tête de l’association pendant 24 ans, il va œuvrer, sans relâche, à la collecte et à la conservation du patrimoine local. Il est décédé le 15 décembre dernier, laissant aux membres de la SHENOV, l’image d’un homme énergique. Un portrait lui est consacré en page 117.
La plus belle réussite de Michel Gruet restera le sauvetage de la Commanderie de Coudrie. La récupération, presque rocambolesque, de la Vierge à l’enfant, trônant autrefois dans la chapelle, et aujourd’hui visible dans les locaux de la SHENOV, montre le degré de ténacité du personnage : un voyage de 20 heures, plus de 1 500 km pour rejoindre le Var et en revenir… Il fallait être pugnace et passionné… tout autant que la petite troupe qui a débarqué, sur le site de Coudrie, par un beau matin de juillet 2025.
Composé de bénévoles et d’encadrants, le groupe est en mission pour L’association CHAM (Chantiers Histoire et Architecture Médiévales). Pendant 3 semaines, les participants, essentiellement jeunes, vont nettoyer les façades et restaurer un muret.
On peut saluer le rendu de l’opération, mais dans un monde où tout se monnaye, il convient surtout de mettre l’accent sur la démarche de jeunes qui ont travaillé gratuitement en échange du gîte et du couvert ! On peut penser, à juste titre, que l’argumentaire n’est pas vendeur : qui sacrifie ses congés pour venir crapahuter sur les échafaudages et trier des pierres ? Certainement des passionnés ! Mais leur quête va sans doute au-delà de l’aspect historique ou culturel du chantier.
Car, ces expériences, proposées dans tout l’hexagone par la CHAM, apportent, aux participants, un essentiel autrement plus enrichissant que des espèces sonnantes et trébuchantes. Les actions sont concrètes et utiles à la sauvegarde du patrimoine, les stages permettent de découvrir un savoir-faire et de vivre une aventure humaine où, dans une ambiance sympathique, l’individu est au service du collectif. Chacun y trouve de quoi illuminer une tranche de vie. Quelles que soient leurs motivations, nous leur devons des remerciements appuyés. Nul doute que la vieille chapelle de Coudrie attend, avec impatience, le retour des jeunes bénévoles, en juillet prochain. Ils ont encore tant de choses à partager, à se raconter, à se transmettre…

Transmettre, c’est également ce qui motive les rédacteurs de ce magazine ! Année après année, la Maison de l’Histoire s’attache à publier un magazine dont l’objectif est immuable : porter, à votre connaissance, des faits méconnus et vous divertir. Dans cette 44e édition, vous allez découvrir ou redécouvrir des Lieux-, des personnages, des destins, des faits… Un contenu varié et de nombreux univers vous attendent ! Bonne lecture !

Histoire des lieux

Coudrie et ses documents de propriété : histoire d’un cartulaire

par Jean-Claude DRUARD

Les chartes, terriers ou cartulaires sont les ancêtres des actes et contrats actuels. Les archives de la Vienne détiennent, en grande partie, ceux de Coudrie. Ces documents exceptionnels peuvent être consultés et photographiés. Ils témoignent, entre autres, de l’organisation économique et des relations entre la commanderie et les paysans. Leur Lecture dévoile parfois de belles surprises !

Le manoir de la Jaulonnière

par Henri PHELLIPEAU

Située à Sallertaine, la propriété a été vendue comme bien national en 1798. Aujourd’hui privé, le logis e notamment appartenu aux Rivaudeau pendant 150 ans, puis à Pierre-Louis de la Rochefoucauld-Bayers dont l’épouse, Marie-Adélaïde de la Touche-Limouzinière, est restée célèbre pour ses actions pendant les guerres de Vendée.

L’histoire du passage du Gois jusqu’à la fin du XIXe siècle

par Michel GUILLOU

Anciennement construit par un phénomène naturel, les hommes se sont progressivement approprié le passage aux cours des siècles : les premiers écrits le mentionnant apparaissent en 830. Il faut attendre 1701 pour que le Gois apparaisse sur une carte. En 1886, le Gois devient une voie départementale qui a déjà vu passer pirates, combattants, saltimbanques…

Noirmoutier: une sentinelle face à la submersion marine

par Francis MALLARD

Petit paradis très prisé, l’île livre, depuis des siècles, un combat permanent contre l’océan. Dès 1598, les chroniques relatent inondations, submersions, grosses tempêtes… Résilients, les habitants restent et s’organisent avec les moyens que l’époque leur fournit tout en regardant, avec attention et crainte, les projections des spécialistes.

Challans : il y a 20 ans, on inaugurait le nouvel Hôtel de ville

par Didier LE BORNEC

Le projet d’un nouveau bâtiment est dans les esprits depuis deux ou trois décennies quand il refait surface en 1999. Parmi les options proposées, le choix se porte sur la construction d’un nouvel édifice. L’Hôtel de Ville est inauguré le 20 octobre 2006. À cette occasion, une surprenante et nouvelle Marianne, œuvre du sculpteur challandais Henry Murail, est présentée au public.

Henry Murail et sa Marianne
Le nouvel hôtel de ville en construction

Challans, ville d’accueil pour les artistes ?

par Érick CROIZÉ

Né à Blois en 1858, Émile Gaucher est sculpteur et professeur aux Beaux-Arts de Nantes. Victime d’une encéphalite, contraint au repos et à l’abandon de son art, il s’installe à Challans où réside son beau-frère Auguste Barrau. Il décède en 1909, laissant derrière lui des œuvres encore visibles: on lui doit notamment le groupe sculpté Pierrot et Colombine du restaurant la Cigale à Nantes.

Le parcours d’un peintre yonnais dans le contexte artistique de l’après-guerre

par Étienne CHOUINARD

L’école Saint Louis de la Roche-sur-Yon a formé quelques artistes de renom, ermi lesquels Michel Aigron, né en 1938. Adepte d’une peinture réaliste et vivante, il côtoie des sculpteurs et peintres inspirés par les paysages à la fois urbains et ruraux de la cité yonnaise après-guerre. Leurs œuvres témoignent des mouvements de la ville à cette époque.

Isabelle Giraudon (1921-2012) : Une femme peintre qui gagne à être connue

par Étienne CHOUINARD

L’artiste yonnaise passe sa jeunesse dans un milieu familial très porté sur les ars. Après les Beaux-Arts de Nantes et de Rennes, elle poursuit sa formation à Paris. Devenue professeure de dessin, elle participe à des expositions où elle présente fleurs, paysages et portraits inspirés par la Vendée et ses habitants.

Destins

Les quatre générations de la boucherie Delanoé

par Érick CROIZÉ

En 1905, Jean-Marie et Émille ouvrent un commerce de boucherie à la Chevalerais, au nord de Nantes. C’est le début d’une aventure qui se poursuit, de nos jours, à Challans. Les quatre générations couvrent cent ans d’histoire où l’entrepreneuriat se confronte aux difficultés du siècle.

Jacqueline Auriol, de Challans à Saint-Germain-des-Prés

par Érick CROIZÉ

En 1940, Vincent Auriol, beau-père de Jacqueline refuse de voter les pleins pouvoirs à Pétain. Jacqueline, d’abord surveillée, entre en résistance. En 1945, elle vient de passer cinq ans difficiles. Avec son mari Paul, elle va profiter, à ses risques et périls, des moments d’insouciance offerts par un Saint-Germain-des-Près en pleine effervescence.

Les tribulations d’un jeune docteur

par Robert GLÉVAREC

Dans les années soixante, un médecin se déplace au chevet d’une parturiente. Malgré les traitements, le bébé ne veut pas bouger, pas plus que l’ambulancier, au chaud dans son lit. Le médecin va alors conduire la patiente à Nantes, dans sa propre voiture. Les anecdotes qui figurent dans l’article témoignent d’une façon de vivre et de se soigner dans les milieux semi-ruraux de l’époque.

Le canard challandais et la Tour d’Argent. Les longues fiançailles des Burgaud et des Terrail

par Corinne GABORIAU-GABILLAUD

La Tour d’Argent est une grande table parisienne qui met le canard challandais à L’honneur depuis des dizaines d’années. Deux familles, les Terrail à Paris et les Burgaud à Challans, perpétuent, depuis trois générations un savoir-faire exceptionnel. Leur relation, entamée en 1947, est toujours d’actualité: Challans un essentiel qui fait briller Paris.

Challans 1940-1942 : correspondance depuis les stalags

par Arnaud BILLON

Léon Bougie, né en 1914, est impacté directement par la seconde guerre mondiale : mobilisé en 1939, six mois après la naissance de sa fille Annie, fait prisonnier en 1940, puis transféré dans un stalag près de Francfort. Sa correspondance révèle un homme en manque des siens, plein d’espoir sur un retour proche, inquiet d’un courrier qui circule mal et demandeur de denrées alimentaires.

Les troupes allemandes devant l’ancienne gendarmerie de Challans

Être enfant à Challans au début du XXe siècle : entre protection et précarité

par Françoise EVEN

Dès le XIXe siècle, Challans s’organise pour garder les jeunes enfants dont les mères travaillent. En 1911, une pouponnière voit le jour ; une consultation prénatale est proposée en 1922, avec l’objectif de diminuer le nombre d’enfants mort-nés ou prématurés. En 1926, le Pavillon de l’Enfance est inauguré. À l’objectif initial de lutter contre la mortalité infantile, s’ajoute celui d’enrayer le dépeuplement de la France dans un contexte post première guerre mondiale.

Les banquets politiques en Vendée

par Michel VILLÉGER

Les banquets sont, avant tout, des événements politiques. Les monarchistes en font un outil de mobilisation pour les partisans du Roi où notables, paysans et membres du clergé se côtoient. Les repas républicains sont publics : on peut venir écouter les discours sans être dans la liste des convives ! Le banquet de l’Exposition universelle de Paris est resté célèbre : 23 000 élus municipaux y étaient présents !

Petite histoire du recensement en France

par Didier LE BORNEC

On le pense récent : il existait déjà chez les Incas. En France, les sources pour estimer la population proviennent des registres paroissiaux apparus en 1215. Le premier recensement général a lieu en 1801. Initialement, on utilise le recensement pour collecter l’impôt ou gérer la conscription. Aujourd’hui, il sert de base à l’Insee pour connaître la population française.

Il y a 100 ans, en 1926

par Érick CROIZÉ

Challans compte alors 5609 habitants. La rue Bonne Fontaine est la plus peuplée. L’apparition de la voiture force les autorités à limiter la vitesse en ville à… 12 km/h. La TSF, télégraphie sans fil, a fait son apparition : 14 Challandais sont les heureux propriétaires de cette invention révolutionnaire, lointaine ancêtre du smart-phone actuel.


© La Maison de l’Histoire, 27 juillet 2026 – Corinne GABORIAU-GABILLAUD, membre de la Shenov ; Érick CROIZÉ, président de la Shenov