Sous ce titre va suivre une série de cartes postales anciennes commentées concernant notre région… Aujourd’hui : le quartier de la Chapelle.
Le professionnel a posé sa chambre photographique dans le quartier de la Chapelle. Un groupe, composé de cinq jeunes filles et d’autant de garçons pose, aligné, à distance de l’appareil.

La rue des Sables, celle de droite, ne compte que quelques habitations, et, au début du XXe, une seule maisonnée annonce dix enfants. Nous avons peut-être devant nous cette fratrie avec la mère, entre les garçons.
A gauche s’ouvre le chemin de Garanger qui file dans la campagne jusqu’au gué qui marque l’extrémité de la commune. C’est désormais la rue Saint-Dominique. Pour franchir le Ligneron à pied sec, il faudra attendre la décision d’y construire un pont, adoptée par le conseil municipal, le 24 mai 1908.
A l’extrême gauche, se tenait la chapelle Saint-Symphorien, abandonnée après la Révolution et les dégradations qui en résultèrent. En 1804, le préfet autorisa la commune à utiliser les pierres pour construire un corps de garde adossé aux halles, et à vendre le terrain. Les pierres de taille du pignon de la maison située entre les deux rues proviennent probablement de cet édifice religieux construit en 1440 et reconstruit après les pillages de 1521.

A l’extrême droite, ce sont les arbres du parc des Marzelles, un vaste enclos que son propriétaire, Gaston Léveillé, Docteur à Saint-Christophe-du-Ligneron, n’hésitait pas à ouvrir à la paroisse pour une messe solennelle en plein air en juin 1909, à l’occasion de la fête de Jeanne d’Arc ou, pour un gala de gymnastique en juin 1913, lorsque les terrains de l’Erceau étaient inondés par le ruisseau des Judices. Il refusait par contre les réunions politiques et Monsieur Boux de Casson, organisateur d’un grand rassemblement du Front National en août 1936 qui réunira 14.000 personnes, dû se replier sur ses terres de la Vérie.
E.C
Pour en savoir plus : visite du quartier Saint-Dominique les 11, 18 et 25 avril 2026. Inscription sur Go Challans Gois.
© La Maison de l’Histoire, 26 mars 2026 – texte Erick CROIZÉ, photo actuelle Didier LE BORNEC
